mardi 11 mars 2008

Glasgow

Pas cours vendredi dernier donc SU jeudi soir, réveil difficile et bus direction Glasgow le vendredi. Des Gadz’arts en semestre à Glasgow connaissent des gens qui pourraient nous prêter un coin de moquette.

Les bus partent du centre ville de Belfast, filent jusqu’au port et nous déposent au ferry. Deux heures plus tard, nous v’là en écosse. Arrivée à Stanraer, deux heures de bus pour profiter du paysage de carte postale et c’est l’arrivée à Glasgow vers 16h.




Alisa Craig, un rocher de 338m croisé sur la route et qui sort de l'eau comme ça, sans raison.



Le temps n'a pas été si clément avec nous, la photo viens de wikipdia.


Le comité d’accueil est en kilt et le temps est écossais ce qui signifie pluie qui tombe à la verticale à cause du vent donc parapluie inutile, surtout s’il n’a couté que 2£.

On est venu visiter donc on brave la tempête pour un petit tour en ville. Glasgow est une ville industrielle en brique rouge noircit et pas franchement belle. Les filles se réjouissent d’apprendre que c’est la troisième ville la plus commerçante d’Europe après Paris et Londres.
On y croise le Tardis et un pub pour un fish’n chips et une Guinness. On passe pour des snobs mais elle est quand même moins bonne qu’à Belfast.




Glasgow a l'air d'une ville très active musicalement. Un club aux couleurs de The Clash, un peu plus loin un autre plutôt Joy Division et qui annonce conncert d'Adam Green. Franz Ferdinand, Belle and Sebastian ou Mogwai viennent aussi de Glasgow. Mark Knopfler (Dire Straits) et Angus Young (ACDC) y sont né. Merci wikipédia.



Le temps d’expliquer à nos hôtes qu’on dort ce soir chez eux, de discuter et de se battre pour savoir qui aura le droit à un canapé et nous voilà prêt pour une nuit sans chauffage.

Les visites commencent le lendemain après un petit dej’ chez Starbucks en direction de Glasgow University. Là, on a beau être snob et chauvin (ben oui, ici on est plus Français, on est Irlandais), faut reconnaitre que leur université vaut bien la Queen’s, au moins pour l’aspect.












La visite se poursuit les pieds trempés au musée puis direction Le Horse Shoe pour un café et le match Ecosse-Angleterre. (15-9) pour l’Ecosse. Retour à l’appart en passant par George Square.



Un dessin amusant laissé par un petit écossais


Tristan, Julie, Claire et Sébastien: la troupe des envahisseurs Irlandais sur George Square.

Nachos, martini et direction une soirée erasmus.


Le lendemain matin, visite rapide de la plus vieille maison de Glasgow (construite autour de 1500), de la cathédrale et de la nécropole. Tout ça sous le soleil, ou presque.




16h30 : retour sur Belfast, belotte dans le Ferry et sieste dans le bus.

lundi 10 mars 2008

SU, cuisine et vin en canette

Ohmaid, mon voisin indien nous a fait le plaisir de nous cuisiner un Laal Maans dimanche dernier. C’est une sorte de ragout d’agneau très épicé. Il s’est levé à 6h du matin pour nous le cuisiner et c’était délicieux, ça donne très chaud et ça a même fini par nous faire verser une petite larme. « Pourtant j’ai mis deux fois moins de piments que dans la recette ! » Ouf


Lundi dernier, cuisine française avec une tartiflette au vrai reblochon importé. Le vin n’était pas français jusqu’à ce qu’Omhaid nous sorte son french red wine selected by Tesco, conditionné en canette. On a manqué de vocabulaire anglais pour lui dire à quel point c’était imbuvable.


La semaine dernière c’était également les élections pour les sabbatical officers. C’est l’équivalent du bureau des élèves sauf qu’ils s’occupent de 25000 étudiants et de la Students’ Union d’où l’année (voir les deux ans) de césure qu’ils prennent pour ce job.
Ca met de l’ambiance à la SU et c’est l’occasion de placarder des affiches sympa.




La Students’ Union, j’en parle, mais c’est quoi exactement ?

Ca ressemble à ça :



C’est un immeuble qui fait face à l’université et qui regroupe tout ce dont un étudiant pourrait avoir besoin : Un café Clément’s, une cafétéria genre Resto U (on n’y mange pas mieux mais beaucoup plus cher), plusieurs bars, salles de concert, boites de nuit, un snack, des billards, un magasin d’alimentation, une pharmacie, une banque, des points d’accès wifi.
Toutes les universités Britanniques en ont une mais pour ce que j’ai vu, Belfast est la mieux, suivie de près par Loughborough et loin devant celle de l’université Strathclyde à Glasgow.
Je publierai peut être quelques photos montrables des soirées SU, black and white ou pimp, soyez patient, ça pourrai valoir le coup.

Et puis non, Caen n’a pas forcement la palme du CHU le plus moche. On entend beaucoup de choses sur le système de santé britannique mais Julien qui a testé pour nous « Je passe une semaine au CHU de Belfast après avoir avalé des médicaments contre les calculs rénaux parce que je croyais faire une crise mais en fait non » a été pris en charge rapidement aux urgences, n’a pas eu à avancer un centime et en prime a eu une superbe vue sur Belfast.

samedi 1 mars 2008

Non non,je n'abandonne pas!

Plus de batteries, plus de chargeur, donc plus de photo donc plus de post. Mais ça reviendra.

En quelques mots sans photos donc, un résumé dans le désordre de ces deux dernières semaines.

Si vous voulez aller au cinéma, allez voir Juno. J’ai beaucoup aimé et si l’histoire ne vous emballe pas, allez y au moins pour l’actrice principale (non, me dit pas qu’elle a 16 ans !!) et pour la musique de Lou Reed, Adam Green et CatPower entre autre.



Si vous voulez aller au cinéma, n’allez pas voir Sweeney Todd. Ca chante trop, ça égorge trop. Désolé Tim mais celui là, c’est pas ton meilleur.

Très dur de rendre en photo l’ambiance du Kelly’s Cellar ou du Duke of York. Mais je vous encourage à venir un week end à Belfast pour écouter de la musique, discuter avec des Irlandais toujours très accueillants en sirotant un whisky Irlandais 12 ans d’âge.

Une petite fête au 12 College Gardens, sympa jusqu’à ce que la sécurité arrive à 23h. C’est pas charitable de mettre 30 étudiants dehors une heure avant la fermeture des pubs.

Ce week-end, temps pourri et vent à défriser Globine. On va tenter un petit tour atour d’un lac, à moins qu’on accepte l’invitation de Sean à aller chez lui à Derry. Peut être aussi qu’il a oublié ce qu’il racontait hier.

Un grand merci à Ryanair qui rend le voyage Loughborough-Belfast si facile.
Pour le week-end dernier, allez donc sur le blog de Caroline en laissant un commentaire.

Et ça se précise, je devrai passer trois mois supplémentaires ici pour faire mon stage dans un labo de l’université. Je vous en dirai plus quand j’en saurai plus.

lundi 18 février 2008

L'anneau du géant

Ce soir je ne sors pas et en plus, internet marche dans ma chambre. Vous aurez donc droit, bande de veinards, à deux messages dans la même journée.

Je vous passe les soirées pancakes, students' union, salsa, cinema de la semaine dernière et les photos de gens que vous ne connaissez pas pour en venir à ce week-end.

Une fois de plus il suffisait de suivre Tobias, notre meneur de troupe pour les sorties dominicales.

Samedi matin donc, direction le Giant’s ring. Une heure de marche depuis College Gardens et on se retrouve en pleine nature la recherche de l’anneau. Ce jour là la communauté était Allemande et Française ce qui signifie aucun effort pour masquer son accent, tout le monde se comprend comme ça.

Le Giant’s ring ressemble donc à ça :

Ouep, un peu décevant le dolmen, mais la campagne autour vaut la balade.

Et l’anneau dans tout ça ?

Et bien on le voit beaucoup mieux depuis l’espace :

C’est un talus de 3-4 mètres de haut qui encercle le dolmen.

Le retour se fait à travers champ en pensant au fish’n chips bien mérité qui nous attend à l’arrivée.

Le dimanche, again…(rebelotte !) (bouh le plagiat), on file à Belfast Castle et Cave Hill.

Cette fois, on y va en bus mais une longue ascension nous attend.

Le château est au pied de la colline (Hill), sympa mais on ne s’attarde pas : il nous reste à grimper tout ça :

C’est haut mais ça vaut le coup et en route on croise les grottes (Cave).

La haut, c’est boueux et encore un peu gelé. C’est pas encore les neiges éternelles mais presque.

Et le pique nique, c’était là, juste au dessus de Belfast.

Retour à travers champs et une bonne grosse sieste pour finir le week-end.

Mes cours

Ca ne s’est peut être pas vu mais je suis aussi ici pour suivre des cours. On me réclame des détails et il faut bien que je justifie mon séjour ici alors voilà, mes semaines ressemblent à ça :

Au total ça me fait 18h de cours par semaine, c’est pas violent mais pour ici c’est énorme. Au Royaume Uni, les études à la fac sont payantes et assez chères, la plupart des étudiants ont donc des jobs à mi-temps voir des temps complets. En contrepartie des emplois du temps light, il y a pas mal de travail à faire chez soi, sauf pour les matières que j’ai choisi apparemment.

Et qu’est ce qui se cache derrière ces noms ?

Aircraft dynamics :

On y étudie le comportement d’un avion en vol : rouli, tangage,... et on en tire des équations d’équilibre, de dynamique. C’est pas bien sorcier une fois qu’on a assimilé le vocabulaire et plutôt intéressant à mon goût. En bonus dans ce cours, on a droit à une séance de TP en simulateur de vol. On prend les commandes d’un petit avion pendant 20 minutes. La cabine bouge, c’est le futuroscope quoi. L’atterrissage a été difficile.

Aircraft control :

En gros, on prend les équations de aircraft dynamics, on fait de l’automatique niveau prépa avec et on bidouille avec Mathlab. Pour ceux à qui ça ne parle pas, ça pourrait servir par exemple à concevoir un pilote automatique d’avion.

IC Engines :

IC pour Internal Combustion. On étudie donc les moteurs à combustion interne, genre moteur de voiture. Encore une fois, c’est du déjà vu: c’est de la thermodynamique de prépa. Ce n’est pas ma matière préférée mais ça pourra servir. J’aurai au moins appris à dire vilebrequin et arbre à cames en anglais. On aura aussi des séances de TP pour démonter des moteurs de voiture.

Manufacturing, automation et robotics :

Pour l’instant le cours est surtout une introduction aux robots que l’on peu croiser dans l’industrie et ailleurs. On regarde un robot souder une pièce, un autre qui monte des escaliers et un qui passe l’aspirateur tout seul dans votre chambre d’étudiant ! Ca devrait se compliquer plus tard avec des équations de mouvement de bras robots.

Polymer, blends & composites :

Le nom est assez transparent, c’est une introduction aux matériaux composites, fibres de carbone, de kevlar ou de verre. Comment les fabriquer, les utiliser et les recycler. Ca sert beaucoup dans l’aéronautique et il y aura une visite de l’entreprise Bombardier Aerospace.

Strenght of materials :

Ca veut dire résistance des matériaux. Un exemple de ce qu’on y fait: on prend une galette en acier, on la pose sur un support, on appui dessus et on calcul comment elle va se déforme. On peut aussi pendre une bouteille, la gonfler et calculer jusqu’à quelle pression on peut monter avant qu’elle éclate.
Torturer des galettes, c’est pas passionnant à priori mais la matière est intéressante quand
même.

La plupart de mes cours ont lieux au Ashby building, ça ressemble à ça.

Et quand je poste des messages depuis la student’s union, je vois ça.

Dès que j’ai un peu de temps, je vous parle du Giant’s ring, de Cave Hill et de Belfast Castle.

lundi 11 février 2008

Un week-end à Belfast

Un week-end à Belfast

Pour moi, le week-end commence le vendredi midi. La semaine a été plutôt fatigante donc on se remet doucement le vendredi soir avec une sushi party.
Mais non, on n’est pas hors sujet avec des sushis, les asiatiques sont la plus importante minorité à Belfast.
Les manœuvres sont dirigées par Julie et Claire, la main d’œuvre est Suédoise, Allemande, Hongroise, Americaine et Française. Au final, on obtient ça.



Au final, c’est aussi bon que ça en a l’air, surtout accompagné d’un vin hongrois et couronné par un crumble.

Tobias, Patrick et Mirjam sont surement les plus courageux et nous emmènent le lendemain matin dès 10h dans l’ouest de Belfast pour découvrir les « murals » millitants des quartiers Catholiques.
L’Université est un quartier « neutre » qui ressemble à n’importe quel campus du Royaume Uni mais quand on en sort un peu, on sait rapidement si le quartier est indépendantiste ou unioniste. Après une bonne demi-heure de marche, on trouve le premier mur :

Sur ce mur, on trouve des militants de la cause Irlandaise.


Le feu est très mal placé mais pas moyen de l’enlever alors on fait avec.
Quelques explications s’imposent.
Les militants Irlandais arrêtés étaient emprisonnés avec un statut de criminel de droit commun et non pas de prisonniers politiques. Cela changeait beaucoup de chose à leurs conditions de détentions et leur imposait notamment le port d’un uniforme de prisonnier.
Les blanketmen étaient des prisonniers qui refusaient ce port de l’uniforme et ne s’habillaient qu’avec leurs couvertures.
D’où la phrase de Kieran Nugent : Pour que je porte un uniforme, il faudra me le griffer sur le dos.
Mon voisin Irlandais, peu bavard d’habitude, a été ravi de me parler des personnages croisés sur ces murs.
D’autre militants


Mais le mur ne parle pas que de la cause Irlandaise


Les POW's dont parle la peinture sur la droite sont des Prisoners Of War.

Bush aussi a droit à son mur:


On croise ensuite des peintures, affiches, pancartes à chaque coin de rue


Le Sinn Féin est le parti indépendantiste Irlandais. C'est du Gaélic et ça veut dire tout seul. Merci Bruno :-)

"S'il doit y avoir une révolution, il doit y avoir un parti révlutionnaire"

Par hasard, on trouve un musée installé dans une usine de matelas désafectée. Beaucoup de témoignages de prisonniers, des photos, des armes et une vidéo retraçant l'histoire moderne de l'Irlande du nord. Dommage quand même qu'on ait eu droit à des videos de militants de l'IRA défilant fièrement arme au poing dans la rue (une rue où on venait de passer). Ca fait penser à ce qu'on peut voir en palestine en ce moment.

Les derniers accrochages entre unionistes et indépendantistes ont eu lieux en 2002. Quand on voit les voitures de polices, on se dit que tout n'es pas encore appaisé.



Un monuments aux pensionnaires des batiments H: la prisons où finissaient les militants de l'IRA. Plusieurs y sont morts, notament des Blanketman après une grève de la faim.


Après quatre heures de marche, nous voilà de retour à l’université juste à temps pour manger un morceau et courir au bot’ pour le match. Les français sont nombreux, fanfaronnent au début et font moins les malins pendant le dernier quart d’heure. Les Américains ont kiffé et les Irlandais nous ont félicités avec le sourire.

Le soir venu, tout le monde au Kelly’s Cellar. Un pub comme sur les cartes postales, le pub Irlandais comme on les imagine : petit mais plein d’Irlandais, Guiness, Bushmills et musique Irlandaise jouée live sur un coin de banc.

Pour finir, soirée Erasmus au 8 College Gardens jusqu’à tôt le lendemain.

Dimanche matin, 9h j’me réveille comme une fleur...
On file à Carrikfergus, sur la côte. Un château anglo-normand sympathique, un coin de ciel bleu aperçu entre 15h23 et 15h24 et une petite église chaleureuse. Des paroissiens et le curé se proposent de nous faire la visite et n’oublient pas de nous féliciter pour le match de la veille.
En attendant le bus de retour, un passage par le musée pour nous expliquer que la ville a été assiégée, détruite, reconstruite et conquise tour à tour par les normands, les vikings, les anglais, les irlandais, les écossais.

La soirée sera consacrée à l’établissement d’un plan de bataille pour les easter vacation.

mercredi 6 février 2008

En vrac

Pas beaucoup de temps libre, mais tout va toujours pour le mieux, quelques photos comme preuves, avec l'autoriation de Tobias.Desole pour les accents, le clavier est anglais.

Pas facile a escalader le poisson, mais on l'a fait.

Si j'ai l'air de ne plus tenir sur mes jambes, c'est que c'etait ma tout premiere fois sur des patins et que j'avais deja encaisse une bonne dizaine de chutes.

Quoi de mieux qu'une Guiness pour se remettre de ses chutes.

Le city Hall de Belfast

Du boudin, des oeufs, des saucisses, du bacon, des toasts. Il suffit d'un Ulster fry a 11h pour ne plus avoir faim jusqu'a 19h. L'apetit reviendra finallement apres un footing Americano-germano francais sous la bruine Irlandaise.

Ce week-end, tournoi des six nations avec France Irlande au Botanic Inn, le Bot' pour les habitues. On y sera.